A la lecture de mes derniers articles, vous pourriez croire que oui, j’ai de la peine à quitter Montréal, mais que je ne suis pas pressée de rentrer en Belgique.

Malgré toute la peine qu’engendre mon départ, je suis aussi contente de rentrer (ça c’est du sentiment confus)! La Belgique, c’est mon petit plat pays, c’est là que j’ai grandi, c’est là que mes principaux amis sont, mes anciens collègues (avec qui j’ai passé une année d’enfer), mon club de hockey, mon chien… mais surtout mes proches!

J’ai hâte de revoir ma petite maman qui n’a pas su venir me voir à Montréal, de revoir ma meilleure amie, Christine, la team 6.0, tout mes petits chatons de Belgique!

Them!
Them!

Ca a aussi été difficile de les quitter, car je suis quelqu’un de très attaché à ses amis, j’ai besoin de mes amis pour garder mon bon moral, ma pêche. Alors c’est sur qu’au départ, arriver ici sans connaître personne, être loin de tout et de tout le monde ce n’était pas facile… Puis les autres sont arrivés mais ce n’est pas pour autant que j’ai oublié ceux que j’avais quitté il y a peu…

Je me fais une joie de pouvoir retourner dans mon petit « chez moi », serrer ma maman très fort dans mes bras, retourner voir mes anciens collègues (hé wai… Décathlon c’est une grande famille), passer mon jeudi à l’irish, mon vendredi au nauti, aller manger une mitraillette chez Robert à 6h du matin, passer des soirées entre filles, faire la fête, magasiner, manger un sandwich (un vrai), retrouver mon plat pays.

Ce sont deux sentiments bien partagés que d’être triste de quitter la ville où on a pris son envol, ou on a grandi, ou on est devenu indépendant et surtout, une ville magnifique avec des gens géniaux. Et en même temps d’être content, limite avoir hâte d’être le jour J, de pouvoir serrer toutes ces personnes dans nos bras.

Alors oui je suis triste, vraiment, de partir. Je ne compte pas les fois ou je suis déjà nostalgique avant l’heure, ou tout me manque déjà alors que c’est encore à portée de main. Je ne le dirais jamais assez que c’était une expérience qui m’a apporté beaucoup, sur tout les points. Rentrer avec mes colocs, ne plus habiter avec eux, ne plus les voir au matin, faire les cons au souper, éviter de faire la vaisselle pour voir qui la fera en premier, aller chercher du lait pour les autres quand t’en bois pas, ou prendre du coca pour l’accro qui a pas envie d’aller en chercher et que toi c’est sur ton chemin, que ce soit toujours la même qui fasse à manger (elle fait ça si bien hein), se dire, collectivement, qu’on a vraiment pas envie d’aller faire notre lessive mais qu’on a plus rien à se mettre.

Memories from Boston
Memories from Boston

Maiiiiiis, comme on rentre à 3 en Belgique, on pourra jaser québécois au barbecues entre potes, potes qui capoteront parce qu’ils comprendront pas pantoute ce qu’on dira. On se souviendra de l’année qu’on a passé ici, les conneries qu’on a pu dire ou faire. On s’en souviendra avec un petit sourire en coin, mais on sera aussi content de prendre notre nouvelle indépendance en Belgique et d’avoir pu partager ça ensemble, pour renforcer les souvenirs.

This is a gift, it comes with a price…

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