Salut les Caméléons!

Voilà voilà, je vous écrit un article assez spécial pour moi, rempli d’émotions (dans ma tête en tout cas) et de joie! Mais j’aimerais commencer par un petit récapitulatif pour que vous puissiez comprendre à quel point ça me tenait à coeur et surtout que vous compreniez tout court!

Il y a 10 ans, je me suis blessée au genou et depuis ça a été galère mais ça je vous en parle ici. Au final j’ai eu une ligamentoplastie du LCA en février 2015 et j’ai, 4 jours après l’opération, commencé la kiné pour 60 séances (78 au final) avec ma kiné plus que géniale!

Mon objectif, après avoir terminé mes séances de kiné, était de pouvoir reprendre la course à pieds. Quand je dis reprendre je mens un peu car je n’ai jamais vraiment été une grande joggueuse mais quand j’avais commencé la Running Academy (Je cours pour ma forme mais chez Decathlon en gros) j’en avais de très bons souvenirs, bonnes sensations, et je voulais retrouver ce plaisir.

Surmonter ses craintes, ses peurs, ses échecs, sa rééducation qui progresse trop vite ou trop peu, c’est psychologiquement difficile d’y croire. Mais il faut tenir bon et ne pas lâcher surtout. Heureusement que j’avais une kiné très positive et avec qui je m’entendais très bien, mais surtout, qui m’en faisais chier à mes séances. Car sans elle, sans mes proches qui m’ont encouragée, je n’y serais pas arrivée, ou en tout cas pas aussi bien!

C’est donc après quelques rollercoaster émotionnels du genou que j’ai constaté que j’étais capable de courir. Ok pas beaucoup, pas longtemps mais le geste, l’amplitude, la détente, étaient là!

Ni une, ni deux, j’en informe directement ma kiné et l’Amoureux! Il faut tester le plus vite possible pour me remettre à la course à pieds! Je décide de commencer très soft et recommence la cap avec l’application 5K to coach où je cours et marche tout au long de la séance. Petit à petit je cours de plus en plus avec de moins en moins de temps de repos, etc. Je me rends compte que ça va, mais par exemple quand mon genou est refroidi, impossible de recourir. Comme si il fallait du temps à mes ligaments pour se remettre en place et récupérer leur détente (je ne sais pas comment expliquer autrement).

Bref, un jour, mon responsable exploitation en magasin vient me voir et me dit « Hé Marine, ça te dit de faire la Hype Pop Run le 11 décembre? De toute façon je t’ai déjà inscrite! Tu fais bien les 5k hein? » La je me dis, ok, challenge accepted! C’est l’occasion de relever mon premier défi de l’année et quoi de mieux que de le faire avec mes collègues de travail et sur une petite course? Par contre gros stress, à l’entrainement je n’ai pas encore couru 5 km d’une traite et je commence donc à ne pas trop y croire….

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Le jour J j’ai l’impression que c’est trop beau pour être vrai. Moi, Marine, je vais VRAIMENT participer à une course à pieds. Genre je vais courir, me faire encourager, passer la ligne d’arrivée (j’espérais très fort en tout cas) avoir mon propre dossard, avoir mon nom dans la liste des résultats… Je n’y crois pas. Jusqu’au dernier moment d’ailleurs je suis persuadée qu’il va y avoir un truc. Genre, Ok guys, pleut trop ici on annule, je termine pas la course, je termine dernière des dernières (oui le principal c’est de participer mais je voulais quand même avoir une bonne cap). Mais non c’est en train d’arriver!

Pour pimenter un peu le tout je me suis donné comme défi de courir les 5km en dessous des 40 minutes et si je fais en dessous de 35 je serais encore plus contente! Mais bon, l’objectif principal c’est surtout de terminer la course, courir sans m’arrêter tout en ayant une bonne respiration.

Cette course j’en ai rêvé, j’en ai stressé et pour ne pas vous mentir, j’en ai pleuré. Pleuré de peur de ne pas y arriver, de me décevoir. Ok, ce n’est qu’une bête course fluo, ce ne sont que 5 petits kilomètres, mais pour moi ça représente tellement. C’est l’accomplissement d’un an de rééducation, de douleurs, d’handicaps au quotidien (même anodins, comparé à d’autres, mais ça le restait).

Heureusement l’Amoureux m’accompagne et ça me rassure. J’aurais voulu l’avoir à côté de moi pendant la course, pour me rassurer, m’encourager, comme quand on va courir ensemble. Sauf que non, cette course je dois la faire toute seule. Je dois me montrer que je suis capable, que je peux faire ça seule et m’auto-motiver, ne pas me trouver d’excuse pour « marcher 5 minutes ».

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Le départ est lancé, la boule au ventre se transforme en gêne pendant la course. Tant pis, je n’y prête pas attention et je tiens bon. Je me dis que aux prochaines courses cette gêne elle disparaitra (ou alors j’irais voir un médecin haha), je me dis que ça y est, je ne peux plus reculer, je dois… courir et ne pas m’arrêter.

La boucle a réaliser 2x est assez facile. Pas trop de dénivelé, beaucoup de bitume, ça passe encore. J’ai du mal à m’y mettre car la foule me stress et le fait de devoir me frayer un chemin me stress aussi mais bon, je me dis, relax.

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Je termine le premier tour que je me dis qu’en fait ça va, ça a encore été! J’essaye de ne pas regarder ma montre pour ne pas me stresser avec le temps que je souhaite faire. Je me sens bien (à part cette gêne au ventre) mais ma respiration est plus que correcte et je sens que mes pulses sont franchement bien aussi. C’est en croisant l’Amoureux au premier tour qu’il me demande mon temps et là quand je lui dis que je suis à 18 minutes, il me dit que c’est très bien, de continuer ainsi etc. Au fond de moi je me dis punaise 18 minutes pour 2,5km c’est moyen et je risque de ne pas arriver à réussir mon défi (enfin, en dessous des 35). Mais bon, pas de stress encore une fois, je me dis que le principal c’est de ne pas m’arrêter et de terminer.

Le deuxième tour arrive à sa fin, j’arrive dans le stade Tivoli où l’arrivée m’attends. Je n’ai pas croisé beaucoup de mes collègues, à part ceux du 10km qui me dépassaient mais je savais que ils étaient devant moi. J’ai remonté quelques personnes le long de la course mais à mon rythme et je n’ai rattrapé personne du boulot.

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Je termine ma course, heureuse, soulagée, les jambes tremblotantes car c’est la première fois depuis des années que j’en demandais autant à mes jambes et elles ont suivi! Je termine ma course en 34’53 » au chrono (mais sur ma montre je suis à 34’28 ») pas trop essoufflée, dans les temps que je voulais et surtout ravie! Malgré la pluie, les gens, le stress, les petites gênes, je l’ai fait!

Grosse victoire pour moi sur un plan physique, émotionnel et surtout défi! Je ne sais pas encore quand sera ma prochaine course, ni où, mais pour 2016 je me lance dans le triathlon! A mon rythme, encore une fois, car je ne veux pas risquer de me dégouter en me forçant! 2016 sera une année de découverte et de petits challenge pour arriver, en 2017, à de plus gros défis!

J’espère que ce récit vous aura plu! J’ai mis du temps à l’écrire, je l’ai réécrit plusieurs fois, mais je suis contente et heureuse de partager ça avec vous!

Full love et bonnes fêtes de fin d’année!

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