Me voila enfin avec ma LI (Lettre d’Introduction) tant attendue, l’aventure peut enfin commencer (ou en tout cas prendre un tournant plus réel). Nous voici donc en juin, sans appart, sans boulot, sans billets d’avion et pourtant 2 mois plus tard nous serons sur le territoire canadien.

Première chose que nous faisons pour ne pas que ça nous coûte trop cher, c’est d’acheter nos billets d’avion. On choisi la compagnie Air Transat qui, rien que par son nom ne m’inspire pas confiance. Oui, j’imaginais le commandant de bord arriver en short hawaïen, avec un chapeau de paille, le tout, accessoirisé par ses tongs et sa chemises à fleurs nous emmener au pays des caribous. Mais non, en fait Air Transat c’est pour TransAtlantique, du coup, ça va mieux.

Une fois les billets réservés pour le 06 septembre 2011, il nous faut un point de chute. On décide de chercher un appart pour ne pas perdre d’argent dans une auberge de jeunesse et avoir un chez nous directement arrivés sur place. On se planifie des sessions de recherche sur 2 ou 3 semaines je dirais et on cherche principalement sur kijiji.ca. Sur Kijiji on trouve de tout, des apports, des voitures, des bouquins, bref, c’est l’adresse où nous pourrons trouver un appart. Oupa.

Pendant plusieurs semaines on envoie des mails à stock, on donne notre date d’arrivée, on demande si on peut skyper les personnes puisque nous ne sommes pas encore au Canada, on a donc pas encore de numéro canadien et nous n’allons pas téléphoner de Belgique. Et nous n’avons eu, pour ainsi dire, jamais de réponse. De personne. On se décourage un peu et on se dit qu’on va devoir opter pour l’auberge de jeunesse. On se donne 1 semaine et on finira bien par trouver un appart à force de recherches.

Mais voila, budget un peu serré, on ne veut vraiment pas perdre d’argent. A l’époque Thibaudd bossait sur Pieuvre.ca avec Hugo comme Rédacteur en Chef. Celui-ci nous propose très chaleureusement de loger dans son appart le temps de trouver un appart (bien entendu, pas des mois). Nous voilà soulagés de pouvoir garder notre argent et pouvoir chercher un appart et un boulot en étant plus sereins. D’ailleurs Hugo, si tu passes par ici, même si nous ne discutons plus aujourd’hui, tu as été d’une très grande aide et nous avons été accueillis comme des rois.

Je ne saurais plus vous dire si nous avons trouvé un boulot avant d’avoir trouvé un appart mais il me semble que c’était l’appart d’abord. On cherchait vraiment un truc typique (comme sur le Plateau pour ceux qui connaissent) avec les escaliers en extérieur etc. Finalement nous trouvons un appart 5 1/2 dans le Rosemont (càd 2 chambres, un salon, une cuisine, une buanderie et la salle de bain pour le 1/2) avec un petit balcon en façade. C’est un bâtiment à deux étages, nous sommes au dernier, la proprio au 1er et son fils au sous-sol. Très exactement c’étaient des demis étages du coup on était pas si hauts que ça, c’était pas pire!

D’avoir logé chez Hugo nous a permis de découvrir Montréal, d’abord comme des touristes, ensuite comme des PVTistes. Nous avons pu chercher un appart correctement et surtout de ne pas se faire arnaquer ou prendre n’importe quoi par faute de temps et de moyens. Nous étions proche du Métro Fabre, ainsi que de 2 lignes de bus (une reliant la station de métro Jean-Talon, plaque tournante des métros et l’autre reliant le métro Papineau, autre plaque tournante des métros) sans compter le marché Jean-Talon (où, finalement, nous ne serons pas allés tant de fois que ça).

Nous voila installés avec une proprio assez bizarre mais sympa. Son seul défaut était qu’elle parlait énormément, du coup on était de corvée une fois sur deux et toujours extrêmement contents de tomber sur son fils pour lui donner l’argent. Sinon on était partis pour au moins 1 heure et on revenait avec un bidon de 4L de Javel, par exemple.

On découvre le quartier, dans quel supermarché allons-nous faire nos courses, où allons-nous aller laver nos vêtements, etc, etc. On final on se débrouille bien, on s’adapte, et on se sent chez nous.

Boulots trouvés pour Thibaud et moi (chez Starbucks mais pas dans le même magasin)  et nous voilà au paradis du café et des pâtisseries. Pour ma part je me plaisais énormément dans mon Starbucks étant donné qu’étant dans un centre commercial nous ne fermons pas aussi tard que les Starbucks en extérieur (du style 23h, 00h, 1h…). Après 3 mois en tant que Barista ma Store Manager décide de me faire passer en tant que Shift Lead (aka Floor Manager/ chef de quart/ chef d’équipe) ce qui me plait encore plus je dois dire! C’est avec grand tristesse que je quitte mon Starbucks Cours-Mont-Royal ainsi que ses clients réguliers et surtout… mes collègues!

Thibaud aura la chance de rencontrer la femme de sa vie, Marine, qui par envie et facilité emménagera avec nous (appart plus grand, plus proche de son boulot et surtout plus proche de Thibaud)! Ils ont une histoire bien particulière que je ne raconterais pas en intégralité mais pour la petite histoire rapide: Marine était une PVTiste comme nous et avec qui nous avons pris le même avion (sans le savoir) pour nous rendre à Montréal. Elle vient de la même région que Thibaud, j’ai travaillé avec son frère (en Belgique) et nous avons tous fait connaissance à Montréal. De là s’en découle une très belle histoire!

Nous avons donc fait quelques voyages tels que New-York, Boston, Québec, Mille-îles, Tadoussac,… pour les plus grandes villes. Nous avons visité également d’autres villes plus petites lors de nos périples en voiture (nous faisons quelques arrêts histoire de profiter un peu des paysages sublimes que le Canada offre, même sur une aire d’autoroute).

Sur cette année nous avons rencontrés quelques Québécois mais aussi des PVTistes! On en a pris plein les yeux, plein le coeur et c’est avec beaucoup de tristesse mais aussi d’impatience que nous sommes arrivés au dernier jour le 14 Août 2012. Tristes de quitter tout ça, de se dire que ça s’arrête et que demain nous ne serons plus là. Impatients de revoir nos proches en Belgique et de voir comment ça c’est passé là-bas.

Je ne raconterais pas toute mon année au Canada ici ça prendrait trop de temps et c’est donc pour ça que j’ai fait un gros résumé de notre vie sur place, mais une chose est sûre, il ne ce passe pas un jour sans que je pense à Montréal.