Nous voici déjà rendu le 14 Août, date à laquelle nous embarquons dans l’avion pour rentrer au plat pays. Et nous sommes partagés par deux sentiments.

Le premier est que nous sommes contents de renter pour retrouver nos proches, les gens, les lieux, les odeurs, les endroits familiers, que nous n’avons pas vus pendant une année. Le second est que nous sommes tristes. Tristes de quitter notre appart, l’arbre qui était juste en face de notre balcon et, même si il ne nous servait pas à grand chose (à rien du tout en fait) et bien moi il m’apaisait. Je le trouvais beau, typique du Canada. Comme si c’était mon copain depuis le début et qu’il a du en voir passer du monde ici (ou icitte comme on dit là-bas). De quitter les amis que nous nous sommes faits, les endroits que nous aimions côtoyer. Ces paysages magnifiques que nous avons vus là-bas (et ceux que nous n’avons pas vus et qui doivent être encore plus magnifiques). Triste de se dire qu’une année en fait c’est passé extrêmement vite. Et je la décortiquerait en trois parties.

La première: L’installation. On vient d’arriver, on ne connait personne ou très peu, pas d’appart, pas de boulot. On est toujours des touristes, même avec notre NAS en poche et notre numéro de cell Fido.
La seconde: On est chez nous. On a trouvé un appart, une job, on a des cheums, on prends le métro, on a pas de char et le dépanneur du coin est notre ami (et il était sympa en criss).
La troisième: On a toujours le condo, on a toujours la job, on a toujours les cheums mais on sait qu’on doit bientôt partir. Il faut fermer le compte en banque, résilier l’abonnement Fido, donner une date de départ à la job, préparer des soirées de départ avec les cheums, vendre les meubles de l’appart, donner le renom du bail, faire les quelques voyages que l’on peut encore se permettre, acheter les billets de retour…

Et du coup, c’est passé très vite! Nous voilà, 15 août, de retour au plat pays. On est pas cons, on rentre un jour férié comme ça tout le monde est là (non, en fait on a pas fait exprès) mais bon, on est quand même ceux qui sont partis habiter à l’autre bout du monde pendant un an. L’autre bout du monde n’est pas si loin que ça et il y a même encore plus loin mais pour nos proches, surtout au prix du billet, c’est pas toujours facile de venir.

Le voyage nous semble long et pourtant il passe vite. On est fatigués et tristes, et nostalgiques. Je me suis même surprise à verser quelques larmes dans le taxi que nous avons pris pour aller jusqu’à Berri en regardant défiler les paysages et les maisons typiques de Montréal. Ma belle Montréal.

L’avion touche le tarmac, ça y est. Et pourtant je n’ai pas l’impression de rentrer. J’ai l’impression que ce n’est qu’une escale et que nous retournons à Montréal la semaine prochaine. On passe la douane, on récupères les bagages et voila nous sommes arrivés.

Nos parents, nos amis, la famille, tous se sont déplacés pour venir nous accueillir. Je ne m’attendais même pas à autant de monde (les parents, frères et soeurs de chacun et voilà) mais non, d’autres ont fait le déplacement et ça nous touche du fond du coeur.

On est fatigués mais on raconte en gros, tout le monde nous pose plein de questions sur notre voyage, notre périple. L’accent québécois me manque déjà, le jargon québécois me manque déjà aussi.

Un jour, deux jours, trois jours passent et la vie reprends son chemin. Il faut trouver un boulot, se remettre en marche.

Le pire dans l’Après PVT, c’est que, on a l’impression que notre PVT n’était qu’un rêve. Comme si nous avions été dans le coma une année complète, ou que c’était un magnifique rêve d’un an. On a l’impression que ce n’était pas vrai, que ce n’est pas arrivé et que si nous sommes vraiment partis, c’était hier.

Actuellement je ne regrette pas d’être rentrée, loin de là, mais une partie de mon coeur est restée au Canada. Et je pense y restera toujours. Ce voyage m’a fait grandir, cette partie de ma vie m’a apporté beaucoup, m’a enrichi, ma fait grandir, découvrir, apprécier, mis à l’épreuve.

Merci à tous, vous qui avez fait de mon PVT une expérience incroyable (si vous passez ici vous vous reconnaitrez), de m’avoir apporté autant et surtout d’avoir pu vivre cette aventure inoubliable.

Montréal, ma belle ❤

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